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Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /Fév /2007 15:23
Ce texte a été écrit à partir de l’expérience concrète des personnels des services communs de documentation


Alors que l’UMB l'ULP et l'URS projettent de mettre en place une université unique à Strasbourg, les services communs de documentation de ces trois établissements ont fusionné au 1ier janvier 2007 pour devenir un Service Inter-établissements de Coopération Documentaire (SICD).

L’expérience vécue par les personnels en dit long sur les problématiques pouvant se poser à l’avenir pour la création d'une université unique et doit éveiller la vigilance de toutes et tous.

L’un des objectifs avoués de la création d’un SICD est d’être la première étape de la création de l’université unique de Strasbourg, c’est pourquoi les instances dirigeantes des trois universités ont tout intérêt à présenter l’événement comme une réussite tant pour le service que pour les personnels. Seulement, au delà du discours publicitaire, la réalité est moins attrayante.

La création du SICD révèle d'abord un problème de méthode. Il fallait mener à bien ce projet au plus vite, dans cette perspective la création du SICD s’est faite à marche forcée, les élus du personnel ont pu certes s’exprimer sur le projet, mais cette consultation se révèle être de pure forme. A chaque formulation de revendications, les élus se sont confrontés à des réactions diverses de la part des instances dirigeantes, celles-ci allant de l’indifférence à la ré-interprétation voire le travestissement de leurs interventions : ainsi le compte-rendu de la CPE de l’Université Marc Bloch du 19 septembre 2006 indique que le projet « recueille d’ailleurs un grand enthousiasme de la part des personnels concernés » alors même que les représentants des bibliothèques exprimaient les réticences de ces mêmes personnels… A ce jour, la correction du compte rendu n’a toujours pas été faite, malgré la demande des élus!

Cet exemple n'est pas un fait isolé. Il démontre que la détermination politique de fusionner au plus vite les trois services primait sur une réelle volonté d'impliquer les personnels dans un projet commun. La fusion en perd d'autant sa légitimité.

Il s'agit bien là d'édifier la vitrine de la future unification des Universités sans impliquer réellement ceux qui la font: les personnels et leurs représentants.

Il faut dire que leur travail consiste principalement à faire respecter les promesses faites aux personnels en matière d’harmonisation des conditions sociales et des rémunérations. Il avait été assuré que cette harmonisation se ferait par le haut, et que tous les personnels bénéficieront des dispositions les plus favorables. Qu’en est-il vraiment ?

D’abord, après constat d’une hétérogénéité des primes, il a fallu beaucoup d’énergie aux élus des personnels des bibliothèques pour avoir une confirmation écrite du principe de leur harmonisation par le haut, et ce n’est qu’à la mi-décembre (deux semaines avant la fusion!) que les secrétaires généraux des 3 universités ont écrit au ministère pour qu’il abonde l’enveloppe indemnitaire. Ceci n'a été possible qu'après la mobilisation des personnels.

En ce qui concerne les dispositions relatives aux conditions de travail, au temps de travail et aux congés, l'unification des pratiques ne se fera que pour septembre 2007 et les modalités restent encore floues.

Par ailleurs, ce point soulève d'autres problèmes du point de vue des personnels. En effet, l'ex-SCD de l'ULP bénéficie de certains usages internes tels que des autorisations d'absence sans certificat médical (3 fois 48 heures), 3 jours non consécutifs pour convenance personnelle, ainsi que 4 ou 5 semaines d'horaires allégés durant l'été (5h travaillées pour 7h30 comptabilisées). Les personnels du SICD réclament bien évidemment de pouvoir bénéficier de ses dispositions, dans le respect des engagements pris par les directions des universités, mais l'actuelle Directrice a prévenu du risque de voir ces dispositions disparaître si elles devaient être officialisées.

Pour finir, le sort des contractuels, des vacataires et des moniteurs étudiants est à ce jour encore incertain, quand on sait que le SICD doit permettre une « mutualisation des moyens », on peut s'interroger sur la pérennité des contrats. A ce titre, les interventions des responsables politiques de la fusion sont imprécises, contradictoires, et dépendent de l'auditoire. Aucune garantie n'est donnée aujourd'hui.

Parallèlement à toutes ces questions, la rapidité avec laquelle le SICD s'est mis en place a ralenti son activité. En effet, le volet financier semble avoir été très largement négligé. A l'heure actuelle, le paiement des factures en cours et ce qui est plus problématique, les acquisitions d'ouvrages et le renouvellement des abonnements aux revues sont suspendus. Au 30 janvier 2007, aucune convention financière n'était signée, et le rattachement des budgets initiaux à l'URS (université de rattachement du SICD) demande une refonte des marchés. La continuité du service n'est rendue possible que par l'investissement de celles et ceux qui y travaillent en cumulant souvent les anciennes tâches et les nouvelles imposées par la fusion.

Dans ce contexte, l'actuelle direction du SICD propose le recours à un audit « d'accompagnement au changement », et ce avec les encouragements du ministère. Mais on est en droit de se demander s'il est bien nécessaire de dépenser tant d'argent (de 8000 à 50 000 euros d'après les trois premiers devis), alors que les problèmes sont évidents, et qu’aucune création de poste n’est envisagée à l’heure actuelle, malgré la complexité et la charge de travail engendrée par la mise en place d’un nouveau service de cette ampleur.

Voici l'expérience de fusion des services communs de documentation. Si le processus n'est pas encore achevé, il est d'ors et déjà édifiant. Il devrait, au sujet du projet d'université unique, susciter notre vigilance que l'on soit étudiant(e), personnel ou enseignant(e).
Par Université unique de Strasbourg - Publié dans : Fusion des SCD
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Mardi 13 février 2007 2 13 /02 /Fév /2007 19:29
Par rapport aux initiatives diverses de recomposition du potentiel universitaire à Strasbourg, le collectif E.S.P.E.R.E considère , en respectant la diversité des points de vue en son sein , que le statu quo n’est ni souhaitable ni possible.
- Il est possible de construire une meilleure organisation du potentiel de formation et de recherche strasbourgeois qui ait pour finalité un progrès tangible tant pour les publics que pour les personnels, les laboratoires et les équipes de recherche.
- Cette attitude constructive ne préjuge en rien d’un quelconque avis a priori sur les projets en cours qu’il s’agisse du PRES ou de l’éventuelle Université de Strasbourg , relativement auxquels chaque membre de la liste garde sa faculté d’appréciation et de vote.
- Rien ne saurait être plus nuisible à un projet novateur et nécessaire qu’une démarche hâtive et des décisions précipitées et inopinées.


Les membres de la liste E.S.P.E.R.E considère que la réussite de tout projet de restructuration du potentiel universitaire et de recherche de Strasbourg doit respecter les conditions suivantes :

1) La question prioritaire doit être de rechercher quelles formations nouvelles et quels programmes nouveaux de recherche peuvent être induits par- et émerger de- la mise en coopération des potentiels existants dans ces domaines à Strasbourg: c’est en se donnant les moyens d’une telle prospective qu’on pourra en fin de compte décider du type d’organisation la plus conforme à une vision nouvelle; la question très importante de la gouvernance du nouvel
ensemble doit parachever la démarche d’ensemble et non l’initier.
Pour ce faire , il importe au premier chef que les groupes de travail déjà constitués soient modifiés associant membres élus des Conseils et les personnels dans leur ensemble. Leur feuille de route doit être décidée par le Conseil d’Administration après délibération au CS et au CEVU . Des groupes de travail portant sur les missions d’enseignement et de recherche doivent d’évidence être ajoutés et mis au premier plan.
La restructuration doit respecter la logique de service public d’enseignement supérieur et de recherche, et ce dans un cadrage national .Un tel cadrage devra , contrairement au flou artistique entretenu jusqu’à présent, rappeler explicitement l’unité des missions du Service public d’enseignement supérieur et de recherche; cela suppose en particulier que tous les personnels statutaires relevant des dites missions ont un droit égal à y prendre part . Cela suppose que les restructurations envisagées se fasse dans le cadre de la loi existante.
Si de nouvelles dispositions réglementaires ou législatives devaient apparaître nécessaires , elles ne peuvent voir le jour qu’à l’issue du processus élaboratif , en toute transparence, dans la clarté des engagements réciproques , et en respectant les principes de l’élaboration législative démocratique.
La liste E.S.P.E.R.E rappelle que toutes les dispositions législatives antérieures relatives à l’enseignement supérieur ont été prises à l’issue d’un tel processus quel qu’en aient été les limites.
La liste E.S.P.E.R.E déclare par avance que toute idée de refonte en profondeur du potentiel universitaire et de recherche qui se ferait à coût nul ou réduit ne peut aboutir qu’à de graves mutilations.

2) De même la question du volume de l’emploi et des statuts des personnels est incontournable.
a.Les enseignants chercheurs doivent avoir les moyens pour assurer leurs missions de formation et de recherche. L’emploi statutaire doit être la norme et le recours à l’emploi précaire doit être. Les droits de ces personnels non statutaires doivent être étendus
b.Les dispositions particulières permettant aux personnels de statut IATOS de pallier les déficiences en tout domaine relatives à la pérennité de leur emploi, à leurs carrières et à leurs droits, ne doivent en rien être affectées par la recomposition éventuelle.

3) Un calendrier crédible et non précipité doit être établi ; il pourra être le fruit de la collaboration active entre les instances des Universités de Strasbourg et les instances compétentes du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
A toute étape les conseils devront être consultés sur la conduite du processus. Un moment d’appréciation décisif pour ces derniers devra avoir lieu au moment ou les changements politiques nationaux seront intervenus.

4) La liste E.S.P.E.R.E est consciente de l’importance d’offrir aux publics étudiants , tant en formation initiale que continue , des parcours novateurs , ayant à la fois une dimension professionnalisante et d’accès à la recherche . Le dispositif LMD en est l’ossature mais beaucoup reste à faire ; le respect de la logique de service public , la prise en considération des nécessités d’élever à la fois le niveau culturel et scientifique du pays comme celles d’assurer à chacune et chacun les parcours les plus conformes à leurs aptitudes et à leurs gouts , suppose de s’opposer à toute idée de restreindre les publics par des mesures administratives . Pour faire face aux exigences à venir , de nouvelles pistes sont à explorer en matière d’orientation.
Dans de telles conditions , la liste E.S.P.E.R.E est disposée à s’investir en profondeur ; on peut et on doit compter sur sa vigilance à chaque étape du processus pour que les principes qu’elle vient d’énoncer soient respectés.
Par Université unique de Strasbourg - Publié dans : universite-strasbourg
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Jeudi 8 février 2007 4 08 /02 /Fév /2007 16:42
 NOTA : Tract de SUD Education UMB

Manif jeudi 8 février place de la Bourse

Depuis plusieurs années, avec la mise en place de l'avalanche de réformes (Retraites, LOLF, LMD, évaluations, pacte pour la recherche etc.) voulues par les décideurs en vue de conformer l'enseignement supérieur et la recherche aux exigences du libéralisme, nous sommes nombreux , IATOSS (titulaires et contractuels) et enseignants (professeurs, maîtres de conférences, vacataires, contractuels) à constater que notre pouvoir d'achat et nos conditions de travail se dégradent sans pour autant, bien au contraire, que les conditions d'études des étudiants se démocratisent et s'améliorent.

A l' UMB, nous sommes actuellement confrontés à la mise en place des 2 nouveaux projets issus directement du déplorable "Pacte pour la recherche"; le PRES Alsace (Pôle de Recherche et d‘Enseignement Supérieur) qui met en place un enseignement et une recherche réservés aux "élites" et surtout l'Université de Strasbourg. Nous avons tous pu constater dans quelles conditions d'opacité, de précipitation, de désinformation et de manque de concertation ces opérations sont menées. Parlez-en à nos collègues du Service Commun de Documentation qui sont déjà témoins que les promesses d'alignement sur les meilleures conditions sociales des 3 universités ne sont qu'un leurre.

Contrairement au discours rassurant de la direction, il est certain que cette "restructuration", (ça vous rappelle quelque chose?) telle qu'elle est organisée, sera l'occasion d'économies d'échelle, de suppression de postes, de remise en cause de certains statuts, de l‘accroissement de la précarité et des inégalités, d‘une nouvelle atteinte aux conditions d'exercice de notre mission de service public.

Par nos actions, la grève, et notre participation à la manifestation du 08 février, montrons que nous
refusons ce qui nous est présenté comme la seule voie possible.
Ensemble exigeons le rattrapage du pouvoir d‘achat, l‘augmentation des salaires et l'amélioration des conditions de travail, l‘amélioration des carrières, la résorption de la précarité et la défense des missions des services publics et également une rediscussion en profondeur avec tous les personnels et les étudiants des conditions de mise en place du PRES et de l'Université de Strasbourg.


SUD Education
Contact: sudumb@free.fr
http://sudeducalsace.info
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Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /Oct /2006 15:19
 NOTA : Tract de la CGT du campus (SES et SNTRS)


Alerte ! Danger !

Pour les directions des Universités de Strasbourg, à côté du PRES d’Alsace, l’affaire du moment c’est la constitution d’une Université unique : l’Université de Strasbourg.
Nous tenons à vous informer de ce projet et de différents aspects qui concernent entre autres les
personnels, en vous donnant aussi l’avis de la CGT sur ces questions.
Un processus de fusion est engagé, qui pourrait aller jusqu’à la constitution d’une Université de plein exercice au 1er janvier 2009. Aujourd’hui, des groupes transversaux (ULP, UMB, URS) sont en en place, pour définir les grands axes du projet :
Au nombre de 5, ils examinent les aspects de gouvernance et statuts, la dimension européenne de l’UdS, la politique des personnels et la politique sociale, la vie universitaire et enfin la gestion et le patrimoine.

Nous sommes favorables à la coopération renforcée sur le plan local entre les diverses composantes de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, à condition qu’elles soient mises au service de nos missions fondamentales (formation initiale et tout au long de la vie, recherche, diffusion de la culture scientifique et technique, valorisation au service de tous) tout en favorisant
l’interdisciplinarité.


Mais ce projet, émanant des directions des 3 Universités et appuyé par le gouvernement, est loin d’être bâti sur le seul critère d’une meilleure coopération : il est source de sérieux dangers. Nous vous alertons, pour vous faire part de nos inquiétudes.

Le contexte : inscrire les Universités françaises dans un cadre international dominé par le modèle libéral

Le premier argument avancé pour justifier un tel projet est celui de la «lisibilité internationale»: Plus on est gros, plus on est bon ; c’est exactement l’inverse de la démarche qui a abouti, après 1968, à l’organisation actuelle des Universités.
Le deuxième argument est un nécessaire alignement sur l’évolution d’une organisation européenne de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, prenant acte d’un désengagement progressif de l’Etat. Pour la CGT, un tel désengagement ne s'accepte pas, IL SE COMBAT!

Le véritable objectif est la construction d’un système établissant la concurrence entre les Universités au plan français, européen et mondial.

Le gouvernement favorise les regroupements pour pouvoir jouer dans « l’économie de la connaissance » très loin des préoccupations de service public et d’aménagement du territoire en terme d’Enseignement supérieur.

Dans ces conditions, que deviendront les universités non regroupées ?

Nous craignons que ce regroupement puisse être l’occasion, entre autres au moyen d’un changement de statut ou des dérogations à la loi Savary, d’un tournant libéral dans la gestion de l’Université : augmentation des droits d’inscriptions, accélération des recrutements « autonomes » sur emplois précaires, un pas de plus vers la marchandisation de la science et de la formation.

Quelles garanties d’un fonctionnement efficace et démocratique ?

Nous sommes vigilants sur la démocratie dans la mise en place et le fonctionnement des nouvelles structures.
Comment seront mises en place les fusions d’UFR ou les FER ? Tiendra- t-on compte de l’avis des personnels concernés ? Quel sera le rôle des conseils ? Y en aura-t-il à chaque niveau de décision ?
Comment les représentants des Personnels seront-ils parties prenantes de la gestion ? En particulier la concertation sera-t-elle du même niveau et les réunions mensuelles avec les organisations syndicales seront-elles maintenues ?

Les moyens financiers et les acquis sociaux ?

Seront-ils à la hauteur des enjeux ? Assistera-t-on à un alignement par le bas de la situation des UFR et des services communs, dans un contexte de désengagement de l’Etat ?

Qu’en sera-t-il entre autres de la situation salariale et sociale des personnels sur
propres, mais aussi des nombreux aménagements acquis non sans luttes depuis des années?

Quelle garantie aurons-nous que ces acquis seront maintenus et étendus à tous ?

Dans ce contexte nous appelons les personnels à être vigilants et à se saisir du débat qui va intervenir en novembre, à l’occasion du renouvellement des conseils centraux de l’ULP pour faire entendre leur point de vue et imposer leurs exigences.




Par Université unique de Strasbourg - Publié dans : Personnels
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